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Architecture, urban planning and research in, on and next to water
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Dubai is still waiting for its floating mosque

By Neil Churchill
EDGAR daily.com
june.26.2016

 

UAE residents could pray at sea should a new developer take up the project.

Heard the one about Dubai’s underwater hotel? Of course, everybody’s heard that urban myth. But what about Dubai’s floating mosque?

Yes Dubai, not so long ago, had plans to build a mosque out at sea. In fact it was due to be completed only in March last year, with these renderings showing what it would have looked like. Judging by the images, it may have made our list of the 10 most beautiful mosques around the world.

But the local developer put the plans on hold, and the floating place of prayer never left the drawing board.

The sustainable mosque was designed by Waterstudio, a Dutch architecture firm specialising in water-based projects, and was being prepared for its client Dutch Docklands International, a Dubai-based company that also specialises in on-sea developments.

But even though the initial plan was shelved the floating mosque dream is not yet over, with the blueprints still available to be used.

“It is still on the drawing board. We are waiting for a new client to bring this project to life,” said Koen Olthuis, principal architect at Waterstudio, speaking to EDGAR.

“It was first designed for Palm Jebel Ali but when that project was put on hold by Nakheel we had to search for a new location and client. There has been a lot of interest in this project by the media and developers, but not a definitive signature yet.”

Olthuis gave a breath of oxygen to the project, suggesting it hasn’t been dismissed and that he is waiting for “the perfect user for this sustainable and water-cooled floating mosque”.

Should a new developer take up the project, the plans show that the interior of the mosque would feature several funnel-shaped, transparent columns that would not only support the roof but also allow in natural light to illuminate the inside. There would also be an open air courtyard area.

With the UAE’s history of fishing and pearl diving, it would be one of the more nostalgic modern projects the country has seen. Following the design of the Dubai Opera building, which resembles a traditional dhow, maybe this is the direction UAE architecture is heading; taking inspiration from its past.

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Flotter vers Léau-dela

By Gabrielle Anctill
Esquisses
2016 volume 27 nr 1

 

Projets exemplaires

Carré d’eau

Waterplein (square d’eau), Rotterdam (Pays-Bas), De Urbanisten. Illustration: De Urbanisten

L’ennemi des villes de demain sera l’eau. En première ligne, Rotterdam aux Pays-Bas, qui doit se préparer à combattre les pluies torrentielles causées par les changements climatiques. Pour vaincre les flots, une arme : la place publique.

Gabrielle Anctil

Plutôt qu’une catastrophe à prévenir, la Ville de Rotterdam a décidé de voir les changements climatiques comme une occasion à saisir. C’est pourquoi elle a mandaté en 2005 la firme de recherche urbaine et de design De Urbanisten pour trouver des solutions novatrices en matière de gestion de l’eau. De ces réflexions a émergé l’idée du waterplein ou « square d’eau », une place publique servant aussi de bassin de rétention des eaux.

« La mission du square est de réconcilier la population avec l’eau. Nous voulions créer la même magie que lorsqu’un enfant joue dans une flaque d’eau », explique Dirk Van Peijpe, ingénieur et cofondateur de la firme. Un premier spécimen, le Waterplein Benthemplein, a vu le jour en 2013. Composé de trois bassins de différentes profondeurs, le plus profond faisant office de terrain de basketball, il est conçu pour servir principalement d’espace public. La communauté, qui a participé pleinement à sa conception, se l’est rapidement approprié : en plus des sportifs et autres flâneurs, on peut même y croiser des fidèles assistant à un baptême, gracieuseté de l’église avoisinante.

Lors d’une averse, les trois bassins servent à stocker l’eau de pluie. Avec style. « Nous avons voulu mettre l’accent sur le design », précise Dirk Van Peijpe. Ainsi, les gouttières en acier inoxydable qui transportent l’eau depuis les bâtiments adjacents vers les bassins sont assez larges pour accueillir les planchistes par temps sec. D’autres détails permettent de contrôler la façon dont l’eau atteint les bassins, pour rendre le tout le plus spectaculaire possible. Une fois les égouts libérés, l’étang cède de nouveau l’espace à la place publique.

Le square d’eau est un concept qui porte ses fruits : la firme en planifie déjà un deuxième dans la ville de Tiel, toujours aux Pays-Bas. « La beauté du square, c’est que nous avons repris une idée simple : l’eau descend », souligne Dirk Van Peijpe. Comme quoi certaines idées novatrices coulent de source…

Soigner contre vents et marées

Hôpital Spaulding, Boston (États-Unis), Perkins + Will. Photo : Anton Grassl/Esto

Sous sa façade grise, l’hôpital Spaulding est comme Superman dans les habits de Clark Kent. Portrait d’un bâtiment prêt à tout.

Gabrielle Anctil

L’ouragan Katrina qui a frappé La Nouvelle-Orléans en 2005 a causé un choc dans le milieu hospitalier américain. « Le monde médical a vu les hôpitaux hors d’usage et s’est dit : plus jamais », se remémore Robin Guenther, architecte et associée principale chez Perkins + Will, une firme d’architecture américaine. Mais, lorsque l’ouragan Sandy est tombé sur New York sept ans plus tard, les télévisions ont encore une fois relayé les mêmes images.

C’est avec ces leçons en tête que l’architecte s’est attelée à la conception de l’hôpital Spaulding, à Boston. « Notre client était parfaitement conscient de ce qui s’était passé à La Nouvelle-Orléans et voulait construire un hôpital qui résisterait aux effets des changements climatiques », explique Robin Guenther. Situé dans le port, le bâtiment devait absolument être à l’épreuve de la hausse du niveau de l’eau. Une mission de taille, compliquée par la quantité de données avec lesquelles jongler. Élever le bâtiment était une évidence, mais quelle sera l’élévation du niveau de la mer dans 50 ans ? Comment composer en même temps avec les besoins d’accessibilité d’une clientèle à mobilité réduite ?

L’élévation du bâtiment n’est qu’une des multiples caractéristiques qui le préparent au pire : les génératrices sont situées sur le toit, plutôt qu’au sous-sol, emplacement inondable où on les trouve habituellement, les fenêtres peuvent s’ouvrir et la végétalisation des toitures contribue à réduire les îlots de chaleur.

Les architectes ont tenté de penser à tout, sans pour autant faire exploser les coûts. En fait, moins de 1 % du budget total a été consacré aux mesures d’adaptation aux changements climatiques. Pour Robin Guenther, c’est une évidence : « Quand on y réfléchit à l’avance, comme nous l’avons fait, les coûts sont minimes, alors que réaménager un bâtiment déjà construit coûte extrêmement cher. D’où l’importance de parer dès la conception à la prochaine tempête du siècle. »

Il semble bien que l’hôpital Spaulding sera prêt à l’affronter.

Les jardins suspendus de Milan

Bosco verticale (forêt verticale), Milan (Italie), Stefano Boeri. Photo: Paolo Rosselli.

Le rêve de l’empereur Nabuchodonosor II serait-il devenu réalité ? Devant la menace des changements climatiques, l’idée de verdir en hauteur comme à Babylone n’a plus rien de fantaisiste, tel que le démontre le projet Bosco verticale de Milan.

Gabrielle Anctil

En construisant à Milan les deux tours d’habitation du projet Bosco verticale (forêt verticale), l’architecte italien Stefano Boeri ne voulait pas que leur architecture soit uniquement ornementale. « Les bâtiments sont volontairement plutôt sobres, explique le concepteur. Ce qui compte le plus, c’est l’intégration de la nature. »

Les tours de Bosco verticale sont, comme leur nom l’indique, couvertes de végétation. Mais Stefano Boeri a vu plus loin que les toits verts que l’on connaît déjà : sur les balcons des bâtiments poussent de vrais arbres. « En fait, chaque habitant en a deux, plus huit arbrisseaux et 20 plantes. » Beaucoup plus original qu’une cour de banlieue, et surtout, bien plus durable. « Les villes doivent être plus denses, rappelle l’architecte. Nous ne pouvons plus nous permettre de maintenir le rêve de la maison de banlieue. »

Pour Stefano Boeri, la nature a un rôle primordial à jouer dans la lutte contre la pollution des villes. « Les arbres permettent d’absorber la poussière ambiante et le CO2, de minimiser l’impact des îlots de chaleur urbains et de réduire la température à l’intérieur des logements pendant l’été, réduisant du même coup la consommation d’électricité », énumère l’architecte. Une attention toute particulière a d’ailleurs été accordée au choix des arbres afin de maximiser leurs bienfaits. Ainsi, du côté nord, on a sélectionné des essences à feuilles caduques pour laisser le soleil réchauffer les logements en hiver.

Toute originale qu’elle soit, la forêt verticale doit pouvoir être reproduite à moindre coût pour avoir un réel impact. « Il est tout à fait possible de copier-coller l’idée n’importe où dans le monde, à condition de sélectionner des arbres adaptés au climat », affirme Stefano Boeri. L’architecte s’est d’ailleurs vu confier la mission de concevoir une ville de 100 000 habitants en Chine, selon le modèle de ses tours milanaises.

Si l’idée prend racine, les enfants de demain pourront peut-être grimper aux arbres… sur leur balcon.

Flotter vers l’au-delà

Concept de mosquée flottante à Dubai (Émirats arabes unis), Koen Olthuis Waterstudio.NL. Illustration : Koen Olthuis – Waterstudio.NL et Dutch Docklands

 

Une mosquée flottante? L’idée peut sembler loufoque, voire sacrilège. Pourtant, ce type de construction est peut-être la solution idéale pour défier les inondations dans les villes de demain.

Gabrielle Anctil

La firme Waterstudio, de l’architecte néerlandais Koen Olthuis, ne construit que sur l’eau. Quand on lui demande pourquoi, le fondateur répond du tac au tac : « On est en sécurité sur l’eau. Plus besoin de s’inquiéter des inondations. » Pour étonnant qu’il soit, le concept n’a rien de nouveau. « Aux Pays-Bas, on construit sur l’eau depuis plus de 200 ans », affirme l’architecte.

Son expertise a mené Koen Olthuis à travailler à Dubai, aux Émirats arabes unis, où on lui a confié en 2007 le mandat de concevoir un lieu de prière inédit : une mosquée flottante. En plus d’avoir les deux pieds dans l’eau, le bâtiment utilise les flots comme système de climatisation. « En été, les températures montent jusqu’à 50 °C, mais l’eau reste toujours à environ 27 °C », explique l’architecte. L’eau est pompée à travers les murs et passe par le toit avant de retourner dans le golfe Persique, rafraîchissant l’air au passage.

Un bâtiment flottant ne pose-t-il pas des contraintes architecturales importantes ? « Pas du tout, affirme Koen Olthuis. Mise à part la fondation, qui doit s’adapter au type d’écosystème où on la placera, l’architecture est presque identique à celle d’un bâtiment traditionnel. » Le plus gros défi ? Changer la perception du public. À Dubai, l’idée d’une mosquée sur l’eau a causé des remous dans la communauté. « Il y avait des débats à la radio où on se demandait si la mosquée serait assez sacrée ! » se remémore l’architecte. La conclusion ? Oui, mais seulement si elle pointe toujours dans la direction de la Mecque.

Retardé par une économie vacillante, le projet ne verra peut-être jamais le jour. Mais si on en croit Koen Olthuis, les constructions flottantes sont la voie de l’avenir. « On peut construire presque n’importe quoi sur l’eau. Avec l’urbanisation accélérée et les coûts élevés des terrains dans les villes, l’idée de construire sur l’eau devient une évidence. » À quand un quartier flottant au Québec ?

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Living with water – Building with nature

By HKIE-YMC
Overseas delegation Hong Kong
2015

 

 

The delegates visited the architectural firm Waterstudio which specialzes in the design of floating building, landscape and urban planning solutions with floating components. Apart from the local developments, they have also worked on several floating projects in China, Unites Arab Emirate and the Maldives.

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Think Dutch, Build on water

 

 

Think Dutch, Robert Thiemann, Jeroen Junte & David Keuning, Dec 2013

Think Dutch! does not make any fundamental distinction between design and architecture. The book groups together the work of the young creative generation into 16 chapters with titles such as “Build on Water”, “Celebrate Food”, “Don’t Create for Eternity” or “Get Educated”. It poses thought-provoking questions such as: “Does this design yield new insight?”, “When does it make sense to use bio-degradable materials in architecture?” and “How can we establish self-sufficient food chains?” It is this critical approach to creative work that has become integral to Dutch architecture and design in recent decades.

This book presents 476 diverse architectural and design projects and products, devised by some of the most creative contemporary minds in this field; all provide positive proof of cutting-edge thinking, and investment in sustainable futures, exciting ideas that are inspirational, leading the way towards a brighter future.

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Le moschee del XXI secolo

il Magazine dell Architettura

Una volta il profeta Maometto disse che il mondo intero è una moschea. Un fedele musulmano, armato di pie intenzioni, può far apparire dal nulla una moschea quasi ovunque, trasformando in uno spazio sacro una duna del deserto, una sala partenze dell’aeroporto o un marciapiede della città semplicemente fermandosi a pregare. La prima moschea fu la casa in mattoni di fango di Maometto a Medina, dove un portico di rami di palma offriva ombra per la preghiera e i dibattiti teologici. Mentre la giovane religione si diffondeva, gli arabi – e poi gli asiatici e gli africani – svilupparono le loro idee su ciò che rendeva moschea un edificio. Negli ultimi decenni quello spirito innovativo si è affievolito e la maggior parte degli skyline islamici è stata dominata dal progetto composto da cupola e minareto, apparso per la prima volta secoli fa. Oggi le cose stano cambiando. Una nuova generazione di costruttori e architetti musulmani, nonché di non musulmani che progettano per gruppi musulmani, spesso in Europa o in America del Nord, sta aggiornando la moschea del XXI secolo dando vita a una fase del progetto islamico estremamente creativa, ma anche spaccata dalle controversie. Le dispute sulle moschee moderne riecheggiano i dibattiti più grandi che oggi avvengono nel mondo islamico su sessi, potere e, specie nelle comunità di immigrati, ruolo dell’Islam nelle società occidentali. Persino la più semplice delle decisioni di progetto può riflettere questioni cruciali per l’Islam e i suoi seguaci: le donne vanno ammesse nella sala principale della moschea o vanno confinate in zone separate? I minareti sono necessari in Occidente, dove in base alle normative sul rumore sono usati di rado per invitare alla preghiera? Che aspetto deve avere una moschea frequentata da musulmani di zone del mondo diverse? Le più audaci tra le nuove moschee tentano di rispondere a tali domande, ma sono anche efficaci dichiarazioni d’intenti. «L’Islam vuole affermarsi», dice Hasan-Uddin Khan, storico dell’architettura alla Roger Williams University di Rhode Island. «Le nuove moschee dicono: “Esistiamo e vogliamo che si sappia”». Via via che il numero di musulmani europei aumenta – dai dodici milioni di dieci anni fa ai venti milioni di oggi – aumenta anche l’esigenza di moschee. Un rapporto del 2007 del ministero dell’Interno italiano ha scoperto che le moschee nel paese erano passate da 351 a 735 in soli sette anni. Anche in Francia e in Germania il numero delle moschee è esploso. Se le chiese europee restano vuote o vengono convertite in loft e scuole di lusso, i musulmani costruiscono moschee in vecchi locali notturni e supermercati, in ex fabbriche di crauti e farmaci e, ebbene sì, anche nelle chiese abbandonate. Via via che i musulmani diventano più ricchi, sicuri e geograficamente diffusi – quasi un terzo del miliardo e trecentomila totale vive in paesi a maggioranza non musulmana – ormai le moschee non sono semplici monumenti ai governanti di cui portano il nome. Sempre più di frequente simboleggiano la lotta per sposare tradizione e modernità e mettere radici in Occidente. Gli immigrati musulmani di seconda e terza generazione, che hanno sicurezza e denaro per costruire, in pietra e vetro, i simboli della forza crescente dell’Islam in posti come l’Europa, sognano edifici più audaci. Limitarsi a importare l’architettura tradizionale della moschea «non esprime lealtà all’ambiente circostante», dice Zulfiqar Husain, segretario onorario di un’innovativa eco-moschea a Manchester, Inghilterra. La moschea che Husain contribuisce ad amministrare, in un tetro quartiere operaio di Manchester, usa legno rigenerato e pannelli solari sul tetto per alimentare il riscaldamento sotto il pavimento. All’interno, moquette color pesca e televisori al plasma creano l’atmosfera di una ricca casa inglese di periferia, mentre la sala per la preghiera ha intagli ispirati alla dinastia nordafricana Fatimid del X secolo. A Singapore, Forum Architects, gli architetti della moschea Assyafaah, ultimata nel 2004, si rivolgono alla popolazione multiculturale del paese creando uno spazio esteticamente neutro, lucente e futuristico, dove possono sentirsi a loro agio sia i musulmani malesi sia quelli cinesi. L’innovazione fiorisce anche in luoghi improbabili come la Baviera meridionale. Nella città di Penzberg, l’anno scorso il Forum islamico, costruito nel 2005, ha vinto il Wessobrunner Architekturpreis, un premio assegnato ogni cinque anni all’architettura bavarese di rilievo. Semplice edificio in vetro e pietra perlacea, il Forum attira musulmani e non musulmani a entrare dalle due porte che somigliano a un libro aperto. «È un luogo di comunicazione», spiega l’architetto bosniaco Alen Jasarevic. «Ampie finestre e aperture sulla facciata, persino nella sala per la preghiera, invitano i cittadini di Penzberg a conoscere l’Islam e la sua gente». Il delicato minareto, che da lontano sembra di pizzo, è una rappresentazione calligrafica delle parole dell’invito alla preghiera incise su lastre d’acciaio perforato. «Non chiama alla preghiera cinque volte al giorno, ma 24 ore su 24», commenta Jasarevic. «Senza disturbare il vicinato». Le moschee e i loro quartieri, però, non sono sempre così silenziosi. Soprattutto in Europa, le moschee sono diventate l’equivalente architettonico del velo: segni visibili della presenza dell’Islam e quindi siti di tensione tra tradizionalisti musulmani e non musulmani. Un recente rapporto dell’Institute of Race Relations di Londra riferisce di moltissime campagne contro i progetti delle moschee in Europa. Nel 2007, una petizione che chiedeva al governo di abbandonare i piani per la costruzione di una megamoschea su un lotto di sette ettari vicino al sito dei Giochi olimpici del 2012 ha raccolto oltre 275.000 firme. Quello stesso anno, i membri della Lega Nord italiana «hanno benedetto», queste le loro parole, il sito riservato alla moschea di Padova sfilando con un maiale, l’animale ritenuto impuro dal musulmani. Un sondaggio d’opinione olandese del 2004 ha rivelato che le moschee, che negli anni novanta erano state lodate come «arricchimento del paesaggio urbano», erano definite «banali», «brutte» e «imitazioni dozzinali». Un aspetto del progetto della moschea causa più rabbia di tutti gli altri: il minareto. In tutta Europa, i minareti sugli skyline cittadini sono diventati una questione politica. In Olanda Filip Dewinter, leader del partito di destra Vlaams Belang, ha criticato una nuova moschea di Rotterdam perché i suoi minareti erano più alti delle luci dello stadio di calcio della città. «Questi simboli non devono esserci», ha detto a Radio Netherlands Worldwide. Nel 2007 la cancelliera tedesca Angela Merkel ha avvertito che i minareti non devono essere «ostentatamente più alti dei campanili delle chiese». Il dibattito è vivo anche nelle comunità musulmane occidentali. «Spesso gli immigrati musulmani vogliono [un minareto], perché per loro rappresenta la moschea», dice Omar Khalidi, archivista dell’Aga Khan Program for Islamic Architecture del Massachusetts Institute of Technology. «Ma costano molto e, secondo altri, sono un lusso che i musulmani non possono permettersi». Per Paul Böhm, l’architetto tedesco autore della nuova moschea progettata per Colonia, i minareti sono una parte essenziale del disegno di un edificio fiero e genuino. «Secondo noi, questa struttura dovrebbe manifestare il suo intento e i minareti possono contribuire a farlo», dice. «Negli ultimi 40 o 50 anni, i musulmani della Germania si sono nascosti in seminterrati e in zone industriali [abbandonate] per pregare. [Molti tedeschi] non li hanno mai riconosciuti come parte della società. Dargli una struttura che li elevi allo stesso status [di altri gruppi religiosi] può aiutarci a capirli e ad accettarli» (cfr. Voglio togliere i musulmani dai c o r t i l i, in «Il Magazine dell’Architettura» n. 1, settembre 2007). Alcuni abitanti di Colonia, però, non sono d’accordo. I membri del gruppo di destra Pro Köln hanno contestato la moschea da venti milioni di dollari perché i due minareti di 51 metri rovineranno lo s k y l i n e, ora dominato dalla famosa cattedrale gotica. I lavori procedono e gli anziani musulmani locali sperano che, una volta lì, la gente curiosi nella biblioteca, visiti la galleria d’arte o spenda nel centro commerciale, che Böhm immagina come «un moderno suk con l’atmosfera di quello tradizionale». Come molti altri architetti che disegnano moschee, Böhm si è ritrovato alle prese con il problema dell’accesso consentito alle donne nelle parti più importanti dell’edificio. Le moschee tradizionali tendono a nascondere le donne con pareti o tende. Negli edifici più nuovi e progressisti, le zone riservate alla preghiera per gli uomini e le donne sono spesso separate, ma uguali. Dopo tante discussioni, il comitato della moschea di Colonia ha accettato che le donne e i gli uomini preghino nella stessa sala, ma con le donne confinate in un balcone. Il progetto di Böhm è così flessibile che un giorno i due sessi potrebbero ritrovarsi sullo stesso piano. «Sono un architetto, non un politico», dice. «Ma ho aggiunto alcuni dettagli – stesse porte per uomini e donne – che lasciano spazio a evoluzioni. È un processo che richiederà tempo, proprio come nella chiesa cattolica. Mio padre ricordava le donne sedute al piano superiore, in chiesa, e gli uomini al pianterreno». Non sorprende che a spingere i maggiori cambiamenti siano le comunità di immigrati musulmani. «La moschea occidentale sta rapidamente diventando un luogo di contestazione tra i musulmani che sostengono la moschea tradizionale e quelli che vogliono far ottenere uno spazio adeguato alle donne», dice Khalidi del MIT. «La seconda generazione chiede, e spesso ottiene, quello spazio». Lo storico dell’architettura Uddin Khan calcola che, fino a non molto tempo fa, le moschee dell’America del Nord concedevano solo il 15 per cento dello spazio alle donne. Negli ultimi cinque anni, lo spazio a cui le donne hanno accesso è arrivato almeno al 50 per cento. La nuova architettura e la rottura con le tradizioni cominciano a influenzare anche i progettisti dei paesi musulmani. A volte il cambiamento è un ritorno alle radici della religione. Quando ha progettato l’ultramoderna moschea Sakirin di Istanbul, l’architetta Zeynep Fadillioglu ha preso spunto dalla sua esperienza di preghiera nelle moschee. «Al tempo del profeta, uomini e donne pregavano accanto», dice. «Ultimamente, con l’ascesa dell’Islam politico ovunque, le zone delle donne sono state coperte e recintate. Sono stata in moschee così e mi sono sentita molto a disagio». La zona delle donne di Fadillioglu è un ampio balcone che si affaccia sulla sala centrale, separato solo da inferriate incrociate. Una sensibilità ariosa e sfarzosa pervade l’edificio. Le strutture per l’abluzione che precede la preghiera hanno armadietti di legno biondo e plexiglas. Nella sala principale è appeso un lampadario in bronzo da cui pendono gocce di vetro soffiato, allusione visiva al versetto del Corano secondo cui la luce di Allah dovrebbe cadere sui credenti come pioggia. Il mihrab, che indica la direzione della preghiera, è a forma di tulipano ed è turchese, «un varco che conduce a Dio», dice Fadillioglu. Dio è celebrato in modo diverso nella moschea galleggiante in costruzione di fronte alla costa di Dubai. Progettata dallo studio olandese Waterstudio. NL, il sensazionale edificio che verrà inaugurato nel 2011 assomiglia a un sottomarino futuristico che sorge dal Golfo Persico con minareti talmente bassi e sottili da sembrare periscopi. Costruita con moduli galleggianti di calcestruzzo e resina, verrà raffreddata dall’acqua marina pompata attraverso il tetto, le pareti e i pavimenti. Tornando in Europa, un gruppo di giovani architetti olandesi guidati da Ergün Erkoçu volevano che l’idea della loro moschea Polder fosse altrettanto elegante. Usando il concetto olandese della ricerca del consenso, il loro progetto non prevede minareti ma mulini a vento. All’interno hanno pensato allo spazio per l’hammam (il bagno turco) e una schiera di negozi. La moschea non sarebbe mai stata realizzata, ma doveva solo provocare il dibattito. Missione compiuta: gli anziani hanno detto sprezzanti che non è abbastanza tradizionale e i musulmani olandesi, ansiosi di veder espandere il ruolo della moschea al di là della preghiera, l’hanno applaudita. Il progetto ha anche fruttato a Erkoçu l’incarico per la moschea An-Nasr di Rotterdam, dove l’architetto sta alterando la tradizione. Il minareto di An-Nasr sarà di vetro trasparente e slanciato e non dominerà lo skyline. L’invito alla preghiera sarà diffuso dalle luci, che pulseranno al ritmo della voce del muezzin. Quando la moschea sarà finita, Erkoçu spera che i cittadini di Rotterdam vedranno l’invito alla preghiera nel cielo. I musulmani guarderanno in alto e, in qualunque parte della città si trovino, volgeranno il pensiero alla preghiera.

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